Un petit compte rendu, en image, de ma visite au salon primevère, où je me suis rendu dimanche.
Ce 22ème salon-rencontres de l'écologie et des alternatives avait lieu au parc des expositions de Lyon, le 29 février, 1er et 2 mars derniers.
Un très grand nombre de producteurs et d’associations étaient présents lors de ces trois jours,
sans oublier les nombreuses conférences et projections de film.
La journée commence par un tour du salon :
Ici, le stand Kokopelli
L’association Kokopelli œuvre pour la protection de la
biodiversité et la libération des semences et de l’humus. Elle propose environ 2000 variétés ou espèces anciennes pour les potagers et les jardins. Elle est aujourd’hui condamnée à payer
plusieurs amendes pour concurrence déloyale car les semences qu’elle vend ,n’étant pas inscrite au catalogue officiel du GNIS (Groupement national interprofessionnel des Semences), sont
considérées comme illégale. Or ce catalogue officiel des plantes autorisées comporte aujourd’hui seulement 2% de variétés du domaine public. On se demande bien comment préserver la biodiversité
dans ces conditions !!
Une pétition est en ligne pour la libération des semences (Cliquez ICI)
A 12h30, dégustation de fromage et rencontre avec les producteurs :
A 13h30, j’avais prévu d’assister à la conférence sur les lanceurs d’alerte - scientifique ou citoyen se trouvant confronté à un fait pouvant constituer un danger potentiel pour l’homme ou son environnement, et, qui décide de porter ce fait au regard de la société
civile et des pouvoirs publics - animée par Christian Vélot. Malheureusement, ce dernier n’ayant pas pu venir, la conférence a été annulée.
Rappelons que Christian Vélot,
chercheur en géni biomoléculaire, subit aujourd’hui de nombreuses pressions matérielles (confiscation de crédits, menace de licenciement, privation de stagiaires…) en raison de ses prises de
position sur les OGM. D’autres scientifiques, se trouvent aujourd’hui, en France, dans des situations similaires en raison d’une absence de protection pour les lanceurs d’alerte. Une pétition est
en ligne pour les soutenir. (cliquer ICI)
A 16h00, conférence de Jean Gadrey sur les rapports entre croissance et bien-être
durable.
Jean Gadrey, professeur émérite d’économie à l’Université Lille 1 est coauteur du livre « Les nouveaux indicateurs de
richesse » aux éditions La Découverte.
Il fera parti, prochainement, d’une commission présidée par l’économiste américain Joseph Stiglitz et destinée à changer les indicateurs de mesure de la croissance.
Aujourd’hui, l'utilisation de la croissance économique (PIB) comme seul indicateur de
performance des nations est de plus en plus contestée. Les grandes organisations politiques, comme l’OCDE ou encore l’Union Européenne, soulignent elles-mêmes l’importance de développer de
nouveaux indicateurs de progrès.
En effet, on s’aperçoit que d’une part, à partir d’un certain seuil, le PIB ne corrèle plus avec
le sentiment de bien être des populations, le niveau d’éducation ou encore l’espérance de vie, et que d’autre part, le PIB ne prend pas en compte l’impact négatif de certaines activités
économiques (pollution, épuisement des ressources...)
On trouve parmi ces nouveaux indicateurs, comme l'indicateur de développement humain utilisé par
le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) ou le BIP 40, des indices sociaux (inégalités
salariales, taux de chômage, proportion de la population en prison, espérance de vie, proportion d’étudiants dans la population…) et environnementaux (l’empreinte écologique, le PIB
vert…).
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